Aux pieds

du sable humide

nos corps s’enracinent —

là où la vague gémit

et lèche tes traces

Sous la cadence

des flots frémissants

ta peau frôle la mienne

souffle de zéphyr

qui effleure les feuilles mortes

Le soleil s’élève

doux pèlerin de ta nudité

tandis que l’horizon

s’ancre dans ton souffle

Le vent transporte

nos soupirs

confondus aux cris d’oiseaux

L’azur s’alourdit

d’un désir sans nom

Les fleurs s’étalent

elles frémissent

sous nos doigts

Le sable chaud

glisse entre nos corps

écrin sensuel

de nos soupirs

Fanées sont nos peurs

englouties

dans la chaleur ardente

de nos étreintes

Chaque souffle

est une morsure douce

chaque frisson

une promesse brûlante

Et l’oubli

se fait volupté

dans l’abandon

de nos désirs déchaînés


Paroles des Îles

Scritchmonov Jean Baptiste, depuis Port-au-Prince, 2024


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